30 Mar 2025
Le samedi 29 mars 2025, au Stade Auguste-Delaune, le Stade de Reims a joué les trouble-fête en infligeant une défaite cuisante de 3-1 à l'Olympique de Marseille, une contre-performance qui pourrait freiner la course acharnée des Phocéens vers le sommet du classement de Ligue 1. Les espoirs de Marseille de rattraper le Paris Saint-Germain s'évanouissent tel un mirage dans le désert.
La rencontre, orchestrée par l'arbitre W. Delajod, a vu les Rémois, avec une équipe qui ressemble plus à un casse-tête qu'à une formation bien huilée, opposer à Marseille un 11 à la fois audacieux et déterminé. Les héros du jour, Diouf (c), Buta, Okumu, Kipré et Akieme, ont combattu en rang serré, malgré le vide laissé par l'absence de joueurs comme Mohamed Daramy et Yaya-Kader Fofana.
D'autre part, l’équipe marseillaise, avec Rulli en gardien de but et la charnière défensive Balerdi (c) et Cornelius, arborait des airs de sérieux, mais manquait cruellement de mordant, notamment en raison des absences de figures liminaires comme Ruben Blanco et Amine Harit.
Le début de la rencontre semblait mettre les vagues marseillaises à l’honneur, mais c’est finalement sur une contre-attaque fulgurante que le héros nippon, Keito Nakamura, a ouvert le score à la 29e minute, envoyant un tir chirurgical entre les jambes de Leonardo Balerdi comme un chat qui aurait semé un chien.
La deuxième période a été un festival de couleurs rémoises, avec Nakamura devenant, tel un chef d'orchestre, le passeur pour Mamadou Diakhon à la 51e minute. Avec une classe indéniable, Valentin Atangana a enfoncé le clou à la 68e minute, inscrivant le troisième but après une contre-attaque aussi rapide qu'une fusée.
Marseille, comme un phénix bien mal en point, a tenté de renaître de ses cendres avec un tir enroulé de Valentin Rongier à la 78e minute, mais ce n'était qu'un épiphénomène, une étoile filante dans le ciel sombre de leur performance de l'après-midi.
Cette victoire, aussi savoureuse qu'un bon vin à la fin d'un long repas, permet à Reims de respirer un peu mieux en restant en 15e position, avec un coussin de cinq points sur la zone de relégation. En revanche, pour Marseille, cette défaite est une pierre supplémentaire dans le sac à dos déjà bien lourd de leurs ambitions, laissant le PSG proche d’un nouveau sacre si les astres s’alignent lors des autres rencontres de la journée.
Adrien Rabiot n’a pas mâché ses mots après le match, dénonçant une attitude de certains de ses coéquipiers : "C’est juste pas suffisant. J’ai l’impression de regarder des gars qui ne veulent pas jouer en Ligue des Champions la saison prochaine." Un cri de désespoir d’un soldat dans le feu de la bataille, désappointé par la faiblesse des troupes.
Pour Reims, ce 3-1 est un souffle revigorant après des mois d'échecs, leur première victoire en Ligue 1 depuis novembre. De son côté, Marseille, avec quatre défaites sur ses cinq derniers matchs, semble perdu dans un brouillard épais qui obscurcit son chemin vers la gloire.
L'absence de plusieurs cadres des deux équipes, notamment Mohamed Daramy et Ruben Blanco, a laissé les clubs naviguer à vue. Reims, dans un monde d'incertitudes, a su puiser au fond de ses ressources pour étouffer les ambitions marseillaises, solidifiant ainsi leur échappatoire dans le championnat.
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Supporter inconditionnel de l’Olympique de Marseille depuis toujours, je vis et respire football au rythme de l’OM. Suivi du mercato, analyses tactiques, décryptage des performances et réactions à chaud, je partage avec vous toute l’actualité du club phocéen avec passion et objectivité. Que ce soit au Vélodrome ou à travers les coulisses du club, je m’efforce de vous tenir informés des moindres mouvements qui font vibrer la cité olympienne. Ensemble, vivons la ferveur marseillaise !