28 Mar 2025
Dans le grand théâtre du football, où les flambeaux de la gloire et de la fortune brillent à chaque match au Parc des Princes, le Paris Saint-Germain (PSG) semble avoir oublié le script du fair-play. Un documentaire récemment diffusé sur France 2, intitulé "Pouvoir, scandale et gros sous : les hors-jeu du PSG," a fait l'effet d'une grenade dégoupillée dans un vestiaire trop bien rangé, révélant des pratiques qui feraient rougir même les plus cyniques des aficionados du foot.
Entre 2018 et 2020, le PSG a apparemment constitué une "armée numérique", à la manière d’un peloton bien rodé, destiné à déstabiliser ses adversaires, qu'ils soient joueurs, journalistes ou simples supporters. À la tête de cette opération, nous retrouvons Jean-Martial Ribes, l'ancien maestro de la communication du club, devenu le chef d’orchestre d’une symphonie de manipulation.
Au cœur de cette machination se cache le compte Twitter Paname Squad, tel un épouvantail numérique pour faire fuir tous ceux qui oseraient critiquer le monstre aux mille visages. Ce compte, véritable quartier général des attaques, était soutenu par un réseau de comptes satellites, comme un système solaire dédié à l’orbite d'attaques bien ciblées. Le réalisateur du documentaire a même réussi à démasquer l’individu derrière le pseudonyme Omar, qui recevait des ordres directs de Ribes, comme un officier distribuant des missions à ses troupes.
Les méthodes employées par cette armée numérique frôlent le complot cinématographique. Au lieu de simples passes décisives, les responsables de cette opération ont avoué exercer des pressions Sournoises sur des joueurs comme Adrien Rabiot et Kylian Mbappé. Dans le cas de Rabiot, la stratégie avait pour but de le rendre aussi populaire qu'un mauvais film, notamment en ciblant sa mère pour envenimer les négociations de contrat. Et que dire de Neymar, soumis à des assauts médiatiques après une altercation en tribune, comme un héros de soap-opéra dont les mésaventures sont amplifiées à l’infini.
Le documentaire a également dévoilé une facture de 25 000 euros, telle une dépense de banquet pour une armée en quête de conquêtes, attestant de la collaboration entre le PSG et l'agence de communication U-réputation établie en Tunisie. Cette agence, courroie de transmission des manigances numériques, était rattachée à un réseau d'affaires obscures, impliquant des discussions régulières avec Nasser Al-Khelaïfi, tout-puissant président du PSG. À n’en pas douter, ces alliances ont ajouté une couche d'intrigues digne des meilleures séries télé.
Les révélations qui jaillissent telles des feux d’artifice ont de quoi choquer. Ces pratiques de pression et de dénigrement à l’encontre de joueurs, journalistes et médias critiques pourraient bien se transformer en un boulet de canon pour le PSG et ses dirigeants. En faisant ainsi, le club s'expose à un vent de tempête qui pourrait ébranler sa réputation, durement acquise au fil des investissements et des transferts faramineux de stars.
D'un coup de plume, l'ombre de cette armée numérique a révélé un côté obscur du PSG, à des années-lumière des idéaux sportifs. Alors que le club se prépare à affronter une tempête médiatique, les chants de soutien des supporters pourraient devenir des murmures de doute. Dans un environnement où la confiance est aussi précieuse qu'un but marqué dans les dernières secondes, le PSG se doit de réévaluer ses méthodes pour éviter de sombrer dans les abysses du scandale.
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Supporter inconditionnel de l’Olympique de Marseille depuis toujours, je vis et respire football au rythme de l’OM. Suivi du mercato, analyses tactiques, décryptage des performances et réactions à chaud, je partage avec vous toute l’actualité du club phocéen avec passion et objectivité. Que ce soit au Vélodrome ou à travers les coulisses du club, je m’efforce de vous tenir informés des moindres mouvements qui font vibrer la cité olympienne. Ensemble, vivons la ferveur marseillaise !